Pourquoi Partir ?

Au moment de se dépouiller de tout ce que l’on a mis des années à construire, on est emprunt de doutes, mais ce dépouillement est nécessaire pour redevenir ce juif errant, ce bohémien qui choisit d’être plutôt que de posséder.

Puis vient le temps de larguer les amarres avec la douleur d’abandonner ceux qu’on aime et qu’on laisse derrière nous. Mais on espère les revoir et en attendant on les emmène un peu en nous.

Et puis le vent souffle et la liberté nous enivre.

Quand on ne sait pas totalement d’où on vient, alors il nous reste à savoir où l’on va.

Quand on décide de se défaire de tout ce que l’on possède pour partir comme un bohémien traverser les océans en solitaire ; il y a toujours quelqu’un pour vous dire « mais pourquoi prendre ces risques, c’est dangereux. C’est de la folie … »

Que lui répondre ?

Peut être cette réplique des « ailes de l’enfer » ? :

«…. si je te disais que ce qui est dingue pour moi, c’est de passer 40 années de sa vie à travailler 8h par jour 5 jour sur 7 dans un bureau minable avant d’être jeté et de se retrouver dans un asile de vieillards à appeler la mort de ses vœux dans l’angoisse de ne pas arriver jusqu’aux toilettes à temps.

Pour toi, ce n’est pas de la folie ça ? … »

Invictus William Ernest Henley (1849-1903)

Dans les ténèbres qui m’enserrent

noires comme un puit où l’on se noie

je rends grâce aux dieux quels qu’ils soient

pour mon âme invincible et fière

Dans de cruelles circonstances

je n’ai ni gémi ni pleuré

meurtri par cette existence

je suis debout bien que blessé

en ce lieu de colère et de pleurs

se profile l’ombre de la mort

et je ne sais ce que me réserve le sort

mais je suis et je resterai sans peur

aussi étroit soit le chemin

nombreux les châtiments infâmes

je suis le maître de mon destin

je suis le capitaine de mon âme

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